Bonjour à tous,
Pour la 1ère fois depuis de nombreuses années, je n’ai pas pu me rendre à La Rochelle. Mon vécu de ce rendez-vous de rentrée, c’est donc celui de la quasi-totalité des militants qui ont suivi le bal par médias interposés. Mais aussi, je le reconnais, par les coups de fil d’ambiance d’Isérois présents.
Sur les radios et les écrans … la succession des petites phrases où chacun essaie de faire parler de lui, de cultiver les divergences plus que les convergences …
Puis Philippe, puis Laure m’appellent : « Ségolène a fait un excellent discours », « elle a fait bien plus qu’un simple discours inaugural ».
Ce discours, je le lis sur le site de Désirs d’avenir. OUI ! il est bon !
Enfin, il pose la question de la période, des enjeux et de nos responsabilités.
Oui, nous avons des responsabilités vis-à-vis de tous ceux qui souffrent de la politique désastreuse de Sarkosy, mais aussi de la mondialisation libérale.
Oui, nous devons porter un diagnostic radical. Et cette radicalité commence bien dés le diagnostic et ne consiste pas à renoncer, dans les solutions, à nos acquis, à notre approche … au nom d’une soit disant modernité.
Oui, nous devons inventer de nouvelles réponses, ce qui demande le débat, la confrontation des idées, … Ségolène Royal le demande : « Qu’on laisse les militants travailler et voter le moment venu »
« Si les idées sont fortes et claires, elles s’imposeront sur les querelles de personnes et sur les enjeux de pouvoir. »
Mais j’entends aussi, sur les radios, je lis dans la presse les calculs, les tractations de couloirs, et toujours les petites phrases.
Encore des coups de fil : « il y avait plus de monde ici que là, chez l’un que chez l’autre, », « Un tel a dit ça » et « lui voudrait ça » …
Alors je relis cette phrase du discours : « c’est vous les militants qui allez y veiller » (à la qualité du débat). Je me dis que nous avons 2 mois « à la base » pour imposer ce débart d’idées qui nous ressourcera. Pour discuter section par section. Pour, non pas choisir l’un ou l’autre, l’une ou l’autre, mais pour faire émerger la voie (et la voix) collective, pour faire face à nos responsabilités.
Alors, je me dis : « Sacrée Ségolène ! Une fois de plus tu nous remets au travail ! Une fois de plus tu nous rappelles que la réponse vient surtout de nous !
Que vienne le temps du débat !
François Hanry