Lorsqu'il s'agit de taper sur les puissants, Ségolène Royal est intarissable. Samedi après-midi, au théâtre Dejazet (IIIe), l'ex-candidate à l'élection présidentielle l'a encore prouvé. Devant 800 sympathisants rassemblés à l'occasion de l'assemblée générale de Désirs d'avenir, son association politique, elle a dénoncé à la tribune les «abus de richissimes prédateurs» de l'économie française, évoquant les récentes affaires de super bonus et autres parachutes dorés versés à de grands dirigeants d'entreprise.
«Nous avons soif en France de justice, de respect et de fraternité. Tous ces abus de richissimes prédateurs, cette sorte de délinquance des plus riches, sont à la fois le contraire de la justice, du respect et de la fraternité», a-t-elle insisté. Avant de s'en prendre au pouvoir en place qui «depuis deux ans oppose à cette prédation sur l'économie française une mollesse, une absence de courage qui me semblent particulièrement coupables».
«Les Français sont révoltés par cela», a-t-elle poursuivi, ovationnée par la foule. «Tout ce qui divise le pays, cet excès de richesses et cette accumulation de pauvreté de l'autre divise et fragilise le pays. (...). Si la presse n'avait pas parlé de ces superbonus et de ces parachutes dorés, jamais les personnes concernées n'auraient renoncé à ce racket».
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